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vendredi, 06 juin 2008

Tout ce roiaume² fait cas des pruneaux de Reims

La passion soudaine du Royaume de Solfé pour la Marquise du Nord rendait mélancolique SégoReine. Son entregent naturel, son allant légendaire, qui avaient fait jusqu’alors son succès, avaient du plomb dans l’aile.

Voilà que SégoReine entrait dans une phase dépressionnaire. Les attaques incessantes du Comte Bertrand de l’Arche de la Noé, sur son aile droite, et la fâcherie qui semblait désormais consommée avec la Marquise du Nord, sur son aile gauche, la faisait s’interroger sur sa destinée au Royaume de Solfé.

Ne devait-elle se retirer du monde et prendre le voile ? Ne devait-elle s’en aller prêcher dans les confins du Royaume, au milieu de peuplades hostiles et, peut être mourir en martyre ? 

Dame Guenièvre du Fond du Nez, considérant qu’il n’était peut être pas nécessaire d’en arriver à une solution aussi extrême, suggéra que SégoReine aille reposer ses nerfs chez le Vicomte Nioui-Ninon.

Il saurait lui faire retrouver bon minois et esprit de gaieté. Lui qui, autrefois, avait eu pour elle les yeux de Chimène et avait chanté la sérénade sous ses fenêtres.Il saurait  la faire sourire avec ses chimères et sa foi inébranlable en un monde d’amitiés entre les contraires.

Par ailleurs, Dame Guenièvre considérait qu’il n’était pas inutile de rendre visite au Vicomte dès maintenant car le bruit courait que le Sieur Mosco VeniVidiVici ne verrait pas d’inconvénient à nouer une alliance avec ce dernier. En effet, le Sieur avait adopté une moue boudeuse depuis le bal donné en l’honneur du Comte Bertrand de l’Arche de la Noé* et ne savait plus quoi dire pour détourner l’attention sur lui. Il fallait donc dès maintenant assurer le Vicomte de son amitié.

Pendant ce temps, François le Batave se terrait dans son fief prétextant avoir pris froid lors de sa dernière chevauchée avec la Marquise du Nord. Les archivistes du Château avaient découvert que le jeune François, alors qu’il n’avait pas encore été adoubé en tant que Seigneur, avait servi un temps dans les troupes des ancêtres de Nikolaï de Sark.

* voir Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour
² vieux français pour les puristes 

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Commentaires

Les chevaliers de la nappe ronde : la meilleure chose qui soit arrivée à la politique française depuis des mois. La dérision et l'humour sont bien les deux mamelles qui nous permettent de supporter encore sans sauter du "petit pont de bois" les pathétiques discours de nos politiciens.
Mention spéciale du jury aujourd'hui à Madame Attrape le Sel qui nous a régalé de son vibrato et de sa mystérieuse identité sur France Bleu Ile de France. Je transmets d'ailleurs le lien de la Radio à des cousins de nos lointaines provinces afin qu'ils rallient les troupes grandissantes du blog des chevaliers.

Écrit par : Space One | vendredi, 06 juin 2008

Vous dites bien les choses ainsi, précédent commentateur de la chevaleresque épopée des protagonistes du Royaume de Solfé. Ce blog est peut être l'oeuvre la plus révolutionnaire de notre temps en ce qu'il renvoie une réalité indépassable de médiocrité à qui de droit. Miroir, miroir, suis-je bien la plus belle du Royaume ???
En attendant on peut aussi s'ébrouer comme il se doit à l'image des montures de nos preux chevaliers !

Écrit par : Blog citoyen, socialiste et républicain | samedi, 07 juin 2008

Je vous trouve Marquis de Laurède ( ...par les soubrettes ), toujours assidu et à toute heure du jour et de la nuit.

Que deviendrions-nous, nous pauvres hères, dans ces sables mouvants solfériniens, sans ce blog régénérateur ?

Mais vous me perturbez là, sachez-le très cher.
Vous me contrariates passablement, récemment en m'affirmant que seul le blog des sans-culotte laïcs que vous coachiez, était d'essence révolutionnaire.

Ventre- St-Gris !

je me pâme et ma raison vacille !

Cher Marquis ( même si le titre est usurpé ), aidez-moi je vous prie :
Le doute est trop profond !
J'eusse aimé que vous me calmassiez par un discours de vérité, sans ambiguïtés.
Je serai forte et prête à un discours rupestre et sans ambages de votre part.
N'ayez crainte.
Mon armure de dédain me protègera si nécessaire.


Sincèrement, votre mie Julie.

Écrit par : Julie | samedi, 07 juin 2008

Ma chère Julie,

Avant d'en revenir à vous, autorisez moi, s'il vous plaît, un mot sur le parchemin précédent.

Vicomte postal réclame des réponses franches et énergiques. Ignore -t-il les délais postaux ? "D'ici étant" comme on dit dans le pays de mon marquisat, il faut bien chevaucher neuf jours. Pour preuve, les propos de cet envoyé spécial de Louis XIV, Nicolas Mesnager, qui se hâte au printemps 1708 sur le chemin de l'Espagne : " Je suis arrivé icy (à Bayonne) le 30 au soir, écrit-il, après neuf jours de marche ; les mauvais chemins et quelques postes en désordre sont cause de cette lenteur. Je vais partir pour Madrid. Je n'y seray rendu qu'en douze jours, n'ayant pu trouver de mules pour un ou deux relais". Bon, ceci étant dit, je n'aurai pas réouvert pour rien ce surdoué de Braudel qui a réponse à tous pour s'être questionné sur l'essentiel.

La distance : une notion relative car historique. Simple comme bonjour. Et pourtant. Il fallait y penser. Imaginons des temps nouveaux - mettons au troisième millénaire de notre ère - et une possibilité de communiquer à distance directement. Ainsi avec mon olifant je pourrais immédiatement vous envoyer un signe à toute heure du jour ou de la nuit. Impensable ? Et pourtant je reste optimiste après l'invention de la roue, du joug et des étriers, plus rien ne nous arrête à présent.

Allez Julie, Chevauchez avec moi en esprit ! Imaginons maintenant l'envoi de messages sans messagers avec réception instantannée. Vous décrochez ? Non ! J'en suis bien aise ! Plus rien ne nous arrête dans cette folle échappée ! Nous voilà vous et moi de l'Atlantique à la Méditerranée en capacité d'accomplir ensemble et en esprit mille aventures par la magie de la communication immédiate. Y croyez-vous encore ? Comprenez alors que je garde le poste de ma tour. Quel gachis se serait que de laisser le temps pourrir tous ces plaisirs de l'immédiateté ! Surtout quand, en si plaisante compagnie, je puis à tout moment me délecter, rire et m'élever de par la grâce de votre mordante prose, fruit de votre superbe intelligence visionnaire.

Tu voulais que je te calmasses après un discours de vérité !

Combien de temps faudra -t- il avant que ce message ne vous parvienne ? J'en souhaite une prompte réponse. Faites partir vos messagers sans plus attendre.

Votre bien obligé Marquis et ami du Peuple et des blogueuses,
Et vive la Gueuse !

Écrit par : Blog citoyen, socialiste et républicain | samedi, 07 juin 2008

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