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mercredi, 09 juillet 2008

À dur âne, dur aiguillon

Aaaaaah enfin, enfin, enfin, enfin ! se réjouissait Nikolaï de Sark en son Palais, sautillant partout et agaçant, plus qu’à l’accoutumée, son entourage pourtant déjà bien habitué.

Ils allaient voir ce qu’ils allaient voir. Il allait être leur aiguillon. Celui qui les ferait atteindre le firmament de la contestation. Qui les ferait partir sur les sentiers de la guerre…Il allait les faire renaître d’un souffle nouveau…

Voyez, disait-il à sa cour, que mon décret de service minimum d’opposition* est une arme redoutable ?

Regardez-les ! Ils ont enfin réussi à se mettre d’accord sur quelque chose !
Ils s’adressent à moi. Ils rejettent mon compromis historique. Ils ne veulent pas de ma toute puissance sur leurs contrées.

Cela est bel et bon Nikolaï ! Outre le fait que l’agitation déclenchée par SégoReine portant des accusations de lui avoir piquée ses breloques, et les fanfaronnades de la Marquise du Nord se réjouissant de son dernier retour en grâce pourraient faire que l’arme de destruction massive ne soit qu’un pétard mouillé…


* voir "...Goûtons voir si le vin est bon..."

mardi, 08 juillet 2008

Je ne suis pas un Ayrault

Que d’émotions au Royaume de Solfé !

 

Arnaud le Félon Manquant était à terre !

Le pronostic vital de son orgueil était engagé.

 

Faut dire aussi que cette jeune gourgandine avait provoqué en duel un de ses compères d’amphi, un vieux bretteur, pensant avec l’audace de sa jeunesse le terrasser dès son épée sortie du fourreau.

 

Il lui avait fait le coup de l’arrogance de sa jeunesse et celui de vouloir faire la leçon aux caciques du Royaume

Tapant du pied par terre, l’autre avait rétorqué avec celui de la loyauté. « T’avais pourtant promis-juré-craché-pffff que tu me piquerais pas mes billes ! »

 

Forcément ça ne pouvait que dégénérer.

 

Mollement tancé d’avoir ainsi amoché son jeune camarade de chambrée, le vainqueur ne savait se défendre qu’en disant :  « C’est lui qui m’a cherché !!!  Je lui avais pourtant dit que vu la rouste que je lui avais mis les fois d’avant…il allait encore mordre la poussière. »

 

Mais au-delà de cette chamaillerie de collégiens, le Royaume y voyait déjà présage de l’avenir

 

Na savait-on pas le jeune Félon bien proche de la Marquise du Nord, de son fiancé et du Sir Di S Ké ?

Alors que le vainqueur l’était de François le Batave.

 

En fait de changement au Royaume de Solfé…tout était immuable.

jeudi, 03 juillet 2008

Il ne faut pas confondre le Royaliste et le Loyaliste!

La fébrilité suintait par toutes les pierres de la vieille demeure de Solfé. Du dépouillement des voix par Maître Enfoiros et Maître A penser, huissiers au Château, certaines informations commençaient à percer.

Et la belle Lilloise de se ronger son sang bleu.
Elle avait cru son tendre Laurent tout acquis à sa cause mais venait de découvrir que le sale petit fourbe ne serait pas opposé à faire couche commune avec le Baron Henri Parfum Pin des Landes.
Décidément cette grande asperge mangeait à toutes les écuelles ! 

Elle reprenait néanmoins un peu espoir sachant pourvoir compter sur le trio comique qui s’était nouvellement formé.
Il fallait toutefois raison garder car s’ils faisaient de l’œil à la Marquise, le Château se souvenait qu’ils avaient en leur temps été forts proches de la Princesse SéoReine et que leur préférence n’était pas encore bien arrêtée.
Fallait-il croire que leur ambition d’amuseurs du Château n’était pas feinte ? 

Heureusement, il y avait encore le Comte Bertrand ! 

Mais ce dernier ne la courtisait-il pas pour que ce soit elle qui se rallie à sa cause ?
Il fallait dire que le pauvre était bien à la peine. A part, certains déserteurs des troupes du Sir Di S Ké, ses alliés ne se bousculaient pas au portillon ou tout du moins n’affichaient-ils pas clairement leur préférence à son égard…et encore, ne les comptait-il pas au-delà de la grande voie ceinturant son fief. 

Mais alors quel était le secret de SégoReine, elle qui avait finalement à dos tous les précédents y compris François le Batave, président du Jury ? 

Le public, on vous dit ! Le public !

Devait-elle s’en réjouir ? La dernière fois c’est ce même public qui l’avait lâché au dernier moment…

mercredi, 02 juillet 2008

Faites vos yeux plus rien à voir!

Ah quelle tâche bien peu aisée que celle d’avoir à faire un choix !
D’ici quelques heures, la grand-messe du vote du jury après la clôture officielle du concours d’éloquence.
 

Quelle tâche difficile que celle d’arriver à comprendre les règles que l’on avait soi-même édicté pour que le concours ne se finisse pas comme celui de l’An 90 en l’ancienne Condate en un pugilat entre les participants. 

S’il en était également, chose peu aisée que de se souvenir de la prestation de chacun.
Car si sur la forme chacun avait fait montre d’innovation de mise en scène ; sur le fond, l’originalité n’avait pas particulièrement brillé. 

En effet, chose à peine croyable !...personne n’avait fait l’éloge de l’immobilisme, du retour en arrière, de l’incohérence, du despotisme… 

Et si, pour certains, le Comte Bertrand avait bien un peu dérapé au début, il avait fini par dire qu’emporté par l’enthousiasme ambiant ses paroles avaient dépassé sa « libre » pensée. 

En tout cas, entre ceux que l’on savait déjà inscrits au Grand Tournoi, les indécis, les non-inscrits que, sauf improbables événements, l’on retrouverait le jour dit, les chefs de l’armée des ombres et autres amoureux transis, les représentants de la jeune garde de la Chevalerie, les barons des Grandes Provinces, …le choix allait être cornélien. 

Une seule solution pour se départager. Les alliances. Ces bonnes vieilles alliances !
Et chacun de repartir tapiner dans le jardin de l’autre. 

Mais, au fond, peu importait puisqu’au final seul le vote du public compterait. 

Pour SégoReine, tapez 1. Pour la Marquise du Nord, tapez 2. Pour le Comte Bertrand, tapez 3.

Pour….

 

Pour une compréhension à peu près compréhensible des règles applicables et un résumé des contributions, voir Contributions : Qui a dit quoi ?

mardi, 01 juillet 2008

La glandeur de l'homme

Il ne fallait pas se cacher derrière son petit doigt! SégoReine ne rentrerait pas dans les annales du concours d’éloquence.

Ce n’était certainement pas comme ça qu’elle remporterait le Grand Tournoi.

Fine stratégie ou heureuse coïncidence ?
Toujours est-il qu’au Château les appartements de la Princesse avaient été visités et que dans le Royaume et au-delà on ne parlait plus que de ça, faisant ainsi oublier la médiocre prestation de la Princesse.

Fait étrange, seules ses parures avaient été dérangées et visiblement essayées.

La Princesse disait porter ses soupçons sur Nikolaï de Sark et son sexologue antillais que tout un chacun savait férus, l'un comme l'autre, de quincailleries.

Et pourquoi pas le Comte Bertrand?
Après tout, il n’avait pas participé au concours d’éloquence et personne ne l’avait vu depuis quelques temps.

Interrogé sur son alibi, le Comte avait répondu : J’étais chez ma tante ! Je réglais, sous le Chêne de la Justice, une sinistre polémique avec la branche italienne de la famille.

Et SégoReine ne pouvant s’empêcher de penser : Il a encore dû faire ça comme un gland !

jeudi, 26 juin 2008

C'est pas du jeu!

Même…et peut être, surtout au concours d’éloquence…point de trêve au Royaume de Solfé ! Tous les coups sont permis.

Succédant, sur l’estrade, à son doux amour Laurent, à peine la Marquise du Nord avait-elle achevé sa ritournelle que les réclamations pleuvaient déjà et que les critiques fusaient de toute part.

S’agissait-il de dire que, comme les autres avant elle, si la forme était remarquable, sur le fond la belle Lilloise n’avait finalement guère fait mieux que ses co-concurrents?  

Que non point !!!

Jamais la dernière quand il s’agissait de torpiller sa copine de jadis, la Princesse SégoReine s’était doucement approché de l’édile du Beffroi pour, en termes courtois, lui murmurer à l’oreille les strictes règles du concours d’éloquence.

« Eh la Reine des Gaufres ! t’es au courant que les textes déclamés ne doivent pas dépasser 87 000 caractères sans les enluminures ? »  

En effet, et sans doute parce ces derniers temps au centre de toutes les attentions du Château elle se sentait pousser des ailes, la Marquise s’était octroyé derechef le droit d’en faire des tonnes en inondant son auditoire de 190 000 caractères.

Le jury allait-il la disqualifier pour le Grand Tournoi ? Ou tout du moins, la renvoyer revoir sa copie ?  

La Princesse était-elle la mieux placée pour pointer le comportement anti sportif de la Marquise ?

Elle – se murmurait-il dans le Monde – dont les pages pour le concours d’entretien* relevait plus d’une bulle que d’une encyclique.  

Quant au Comte Bertrand, qui serait le dernier concurrent à se présenter, il se chauffait la voix sur la route d’Avallon.

Et du Chevalier Lance l’Eau qu’était-il advenu ?

Les informations qui parvenaient jusqu’à Dame Attrape le Sel lui disaient qu’il testait sa capacité de résistance à l’hydrocution, passant d’une chaleur torride à des immersions forcées dans une fraîche bassine d’extérieure.

* voir Paroles, paroles, paroles …et encore des paroles

mardi, 24 juin 2008

Paroles, paroles, paroles...et encore des paroles

Alors que les savants chargés des expérimentations sur le Chevalier Lance l’Eau avaient décidé de remplacer la totalité de son sang par un mauvais rosé de Provence et que Dame Attrape le Sel, tel un marais salant, s’évaporait…d’angoisse ; dans le même temps, dans le Royaume de Solfé, la semaine commencée venait de voir l’ouverture d’un grand concours d’éloquence. Concours qui allait se poursuivre jusque dans les premiers jours du septième mois du calendrier, et qui devait être pour les participants un tour préparatif au Grand Tournoi.

Dopés qu’ils étaient par leurs succès respectifs dans leur province, les premiers à monter sur scène avaient été trois petits barons du Royaume qui venaient tout juste de former leur trio comique.  

Une alliance hétéroclite allant de la Cité des Phocéens à la Province de Guyenne en passant par la Capitale des Gaules.

Ils avaient suscité peu de réactions mais, la critique étant aisée, les spectateurs les avaient déjà affublés du sobriquet de l’Equipe de la Ligne Brisée *.

Le Conte Bertrand de l’Arche de la Noé avait fait savoir qu’il préférait, quant à lui, passer le dernier. Trop occupé, peut être, qu’il était à gérer les accidents en chaîne de ses chars à bœuf positionnés sur la route du Grand Tournoi pour ralentir la progression de la Princesse SégoReine.  

La Princesse, pour sa part, avait non seulement décidé de participer au concours d’éloquence mais jamais à bout de force, il se murmurait qu’elle participerait également à un concours d’entretien sur le thème : « Mes idées déco pour le Château ».

François la Science ! Un pronostic sur les résultats du concours ?**

 

 

*Définie comme trois points consécutifs quelconques qui ne sont pas alignés

** voir Foot toi d'ma gueule!

lundi, 23 juin 2008

J'ai la mémoir' qui flanche

Il n’y avait pas de raison que ce soit toujours les mêmes ! Lui aussi voulait être étreint sur la gorge de la Belle Lilloise  et prendre des bains de pâte à gaufres !

Jack le Vosgien, que l’on croyait retiré en sa Place, avait remis une selle sur son vieux bourricot. Il allait user de son charme et tâter de nouveau du combat pour les doux yeux de la Marquise.

 

Son programme? Celui des autres...à partir du moment où ça pouvait faire parler de lui;

Sa stratégie? Ne pas prêter l'oreille à la princesse au p'tit pois et autres chevaliers faisant moins d'un 45 chez Berluti.

 

Mais, il n'y avait pas que Jack le Vosgien qui était de sortie.

Voilà que même Jean-Pierre, le Seigneur Sans Mémoire, était de retour du Monde de l'Au-delà, bien décidé à en découdre et à enfin remporter une victoire.

 

Le Royaume de Solfé ne lui prêtait qu'une oreille fort peu attentive mais, lui aussi avait des idées !

 

Fédérer sous une seule et même bannière les participants au Grand Tournoi mais aussi tous ceux qui voudraient se lancer en l'An 12 à l'assaut des troupes de Nikolaï de Sark.

Mais alors, ses ministres et ses conseillers les plus fidèles de s'interroger. Le Seigneur Sans Mémoire allait-il obliger son peuple à chevaucher sous un autre étendard que celui de sa famille?

 

Il les rassura illico. Il ne saurait être question d'une seule et grande équipe? Chacun chez soi et Dieu pour tous...et Nikolaï de Sark n'aurait pas de souci à se faire.

Ils étaient rassurés.Encore une fois, sa mémoire venait de lui faire défaut...

 

 

Pendant ce temps n'écoutant que son courage, Lance l'Eau Chevalier de la Nappe Ronde s'était porté volontaire pour expérimenter sur lui les lois de l'An 1936.

Tremblante de peur et craignant pour sa vie, Dame Attrape le Sel attendait le retour du brave.

vendredi, 20 juin 2008

Bienvenue chez les ch'tis...Biloute

Le Comte Bertrand dans sa tenue d’apparat, fièrement monté sur son char tiré par quatre bœufs de l’Aubrac, de l’Aveyron et du Ségala, avait cheminé nez au vent vers Lille-Flandres.

La Marquise du Nord le lui avait promis. Elle l’avait attendu là ! une rose à son corsage…et l’avait étreint sur son cœur.

Pourtant elle avait juré ne jamais faire front commun, avec qui que ce soit, contre SégoReine.

Mais après tout le Comte et elle n’avaient-ils pas le même objectif ?
Obtenir du velours pour le Salon jaune du Château plutôt que la toile de Jouy voulue par SégoReine.

Mais si la Marquise du Nord aurait voulu que leur rencontre soit seulement l’occasion de badinages, le Comte…avait bien d’autres idées en tête.

Ce rapprochement avec la Belle Lilloise était peut être pour lui l’occasion de faire de nouveau claquer au vent son étendard.
Et les occasions se multipliaient ! Voilà que des soldats du Sir Di S Ké venaient de rejoindre ses troupes, disant préférer la pitance des casernes du Comte.

Dans le même temps, François le Batave que tout le Royaume nommait désormais « François la Science », égrenait ses conseils tactiques d’une logique implacable.

Lorsque la ligne [politique] sera définie, le moment viendra de choisir nos dirigeants*.

Et ses serviteurs d’approuver : « Voilà pourquoi c’est lui le Chef ! »
 

*courrier adressé aux parlementaires, premiers fédéraux et membres du Conseil National


mercredi, 18 juin 2008

Foot toi d'ma gueule!

Si depuis quelques jours, le Comte Bertrand avait la digestion difficile, il n’en tenait pas rigueur à ses bacchanales dominicales* et à son intestin paresseux.Sa bile était entière tournée vers François le Batave. Pourquoi sa conscience, le Duc de Retz, ne lui avait-il pas soufflé la conclusion d’une alliance avec celui-ci?

Je soutiens ceux qui pensent comme moi, avait dit François.
Je suis là pour donner de l’ordre, du sens, de la cohérence, de la clarté. Quand j’entends l’un, l’autre être en position contradictoire, je dis : ça ne peut pas être une dynamique de victoire.

De s’interroger. Que ne s’était-il prononcé ainsi plus tôt !

Ce que le Comte avait interprété lors de la réunion de chantier au Château comme une ambiance de trêve ne serait-il en fait qu’un repositionnement ?Et si la stratégie de François le Batave était plus subtile que ce qu’il avait voulu laisser croire jusqu’à maintenant ? Se positionner en maître d’ouvrage du Château et faire montre des ses ambitions architecturales.
Ce sournois avait profité de l’indécision générale sur la nécessité de poser des double-vitrages dans l’aile des réceptions pour éclipser le Comte et ses grands travaux.

Un malheur n’arrivant jamais seul, voilà que le Comte se trouvait confronté à un soulèvement : les revendications du menu fretin chargé de l’entretien des chars à bœufs assurant le blocus de la route de Reims.

A force de ne pas vouloir dire s’il voulait quitter son grand Hôtel des marécages pour s’installer au Château de Solfé, le Comte ne risquait-il le faux départ ?

Mais le Duc de Retz, qui lui n’était pas parti se vautrer dans l’aligot avant la fin de la réunion de chantier* et savait donc de quoi le Batave parlait, avait rassuré son cher poulain.

Quand François le Batave disait ne pas vouloir participer au Grand Tournoi pour ne pas risquer la blessure au match suivant. Laisser tous ces jeunes ambitieux et autre gourgandines s’épuiser et sur une accélération dans les derniers mètres partir seul tel le héraut du Château, affronter Nikolaï de Sark et ses troupes…ce n’était pas qu’il avait des projets pour le Château…

C’était juste que désormais il était consultant pour la Coupe du Plan B !


* voir Je suis le chevalier blanc

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