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lundi, 16 juin 2008

Je suis le chevalier blanc...

Pas de repos, peu de répit au Château de Solfé !
Les travaux se poursuivent même en dehors des jours de semaine. 

Les architectes du Château auraient-ils enfin réussi le tour de force de faire comprendre l’urgence de la situation !
Il semble bien que l’ensemble du Château avait pris connaissance de leurs études et autres rapports indiquant que si les travaux de réfection et de réaménagement n’étaient pas entrepris rapidement le Château prendrait l’eau de toute part, dès les premiers frimas.

C’est ainsi et par on ne sait quelle sorte de miracle qu’une grande réunion de chantier avait pu être organisée. 

Ils sont venus, ils sont tous làaaaaa …. chantait le barde arménien. 

Le ban et l’arrière-ban. SégoReine, la Marquise du Nord, son fiancé Laurent, François le Batave, les différents seigneurs fédérés, une grande partie de la Guilde des 105…
Même le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé ; en pleine tournée des grands ducs pour aller expliquer, province par province, le nécessaire ralliement à son appel au peuple et en profitant pour compter ses alliés…que la rumeur dit finalement peu nombreux; avait décidé de prendre du repos dans son harassante quête et de s’arrêter quelques jours au Château. 

Il en avait même profité pour faire sa cour à la Marquise, lui rappelant qu’il se rendrait prochainement sur ses terres et qu’il espérait ardemment qu’elle lui ferait l’honneur de sa conversation. 

François le Batave se réjouissait car on avait réussi à faire la clarté sur l’étendue des travaux et sur le montant des devis.
En effet, après plusieurs heures de discussions, de tractations, de circonvolutions, un point d’accord avait été trouvé sur le nuancé de la teinte des ardoises de la Tour Sud. 

Mais n’allait-on reprendre du retard ? Le Comte avait proposé de revenir à l’ancien système de la collectivisation des adductions d’eau mais avait remis ça sur la nécessité, selon lui, de s’éloigner de l’orthodoxie architecturale jusqu’alors en vigueur au Château.
SégoReine de lui faire remarquer que de tels travaux étaient bien contradictoires et que le Comte n’était peut- être pas tenu en toutes circonstances de se conformer à la devise de sa famille* ?
 

Piqué au vif, le Comte avait quitté la réunion prétextant qu’il avait donné audience.
En fait d’audience, on l’avait retrouvé au petit matin dans les cuisines du Château où, toute la nuit, il s’était goinfré d’aligot.   
 

* C'est une révolution? Non Sire, c'est le Parti-Socialiste

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vendredi, 13 juin 2008

« Eeeennnnnsemmmble ….même si on sait pas à combien ! »

Pendant que certains s’entraînaient sans relâche pour les joutes de l’été, d’autres ne voulaient pas être en reste d’exercice physique, de jeux militaires et virils. 

Tant mieux !  Car à l’initiative de quelques caciques du Royaume de Solfé, avait débuté le grand championnat de soulte : la Coupe du Plan B !
Issues des qualifications et sorties des matchs de poules, à l’affiche et en finale ! : 

L’équipe Tabagique des « Enfumeurs » contre l’équipe Zoologique  « Les Carpes et les Lapins » 

La première, qui ne se revendiquait d’aucune province mais, que tout un chacun savait bénéficier des conseils tactiques, et de la bienveillance, de François le Batave.

La seconde – ce n’était plus un secret pour personne – largement financée par la Marquise du Nord, son tout nouveau, et pour l’instant fiancé Laurent-le-Grand-Quevilly, et, le Sir Di S Ké. 

Après avoir largement rémunéré Raymond le Fanfaron pour ses excellents conseils d’entraîneur et ses qualités de grand stratège chacun avait décidé d’une conduite - somme toute similaire - à tenir: l’attentisme. 

Et… en attendant, et c’était déjà pas si mal, ils s’en tiendraient à l’élaboration de leur cri de guerre.
Pour la première équipe, celle des Enfumeurs : « Eeeennnnnsemmmble ….même si on sait pas à combien ! »
Et pour la seconde : « Ni le Comte, ni le Batave, ni la Princesse ! » 

Enfin, et ce n’était pas là la moindre de leurs similitudes, ils ne croyaient aucunement à la stratégie d’entraînement et de sélection de Raymond le Fanfaron qui leur répétait à l’envi qu’à la soulte et plus qu’à n’importe quel autre combat, on ne pouvait pas la jouer perso. A un moment ou à un autre il allait falloir conclure des alliances.

 
Conclure des alliances ?
Retour au point de départ.

Balle au centre !

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 L'aphatie bulaire

 

jeudi, 12 juin 2008

Amours nouvelles oublient les vieilles

Cet amour charmant qui faisait presque oublier que pendant ce temps le reste du Royaume continuait à tourner.

Et il tournait même sacrément dans les profondeurs les plus sombres de la Grande forêt du Royaume de Solfé.
Tant et si bien que, même sa faune sauvage et hostile se terrait, effrayée qu’elle était par ses nouveaux occupants bien bruyants.

Cavalcades à brides abattues, épées et hallebardes s’entrechoquant, les jeunes prétendants à la chevalerie s’entrainaient, fourbissant leurs armes, parfaisant leur art à l’abri de tous.

Les joutes d’été qui devaient se tenir face au Pertuis d’Antioche, non loin des terres d’exil du Duc de Retz, approchaient maintenant à grands pas.
Il ne fallait pas y échouer mais y faire une prestation remarquée si on voulait avoir une chance d’être retenu pour le Grand Tournoi.

Tout ce que le Royaume comptait de jeunes chevaliers ambitieux, de nobles sires et de roitelets qui se rêvaient un grand destin, s’entraînaient sans relâche.

Parmi eux, le Sieur Manolito, venu de ses contrées ibères pour achever son entrainement militaire. Pour l’heure, il n’excellait qu’au bon mot et à la joute verbale.
Cela serait-il suffisant ?
Il était à craindre qu’avec ces seules ressources il ne ferait pas long feu, tout fièrement monté qu’il était sur sa mule aragonaise.

Toujours sur tous les fronts, le Sieur Julianus, était là lui aussi, mais bien à la peine.
Ses nombreux camarades des universités du Royaume lui accorderaient-ils leur soutien au cours de la compétition ? Lui permettrait-il de passer l’épreuve des joutes de l’été ?

Le jeune écuyer de la Marquise du Nord, le Sieur Arnaud, ferraillait également, un peu à l’étroit dans son armure tant de fois retournée.
Parviendrait-il d’ici au Grand Tournoi à faire oublier son surnom de « Arnaud le Félon Manquant» ?

Et que dire du Chevalier Mosco VeniVidiVici qui s’entraînait dur, prenant des cours particuliers et tentant désespérément de rattraper son retard du 1er trimestre.


mercredi, 11 juin 2008

Bien sûr nous eûmes des orages...Vingt ans d'amour c'est l'amour fol*

Alors qu’avec l’arrivée des grandes chaleurs le temps virait à l’orage et que la faïence volait bas au Château, des crieurs envoyés dans tout le Royaume répandaient cette douce nouvelle :


Oyez ! Oyez ! Damoiselles, damoiseaux et manants !

Publiez les bans et réjouissez-vous !



Jacques le Grand Argentier a la très grande joie de vous faire part du rapprochement stratégique de sa fille, la Marquise du Nord, et de Laurent-le-Grand-Quevilly.


La romance battait son plein entre la Marquise et son Laurent.
Qui à avoir un geste de tendresse, qui à rendre un sourire complice. Des éloges à ne plus savoir qu’en faire, des mots doux par brassées, de la magie dans l’air.
Les proches de la Marquise et ceux de Laurent-le-Grand-Quevilly se réjouissaient. Le rapprochement de ces deux cœurs étaient une évidence - dont il était curieux que l’on est douté jusque là - pas une simple passade ou un amour de vacances.
Tout le monde y croyait ! La Marquise et Lolo : c’était parti pour la vie !


Mais tout ce bonheur lancé à la face du monde faisait déjà des jaloux.

Mosco VeniVidiVici - décidément de plus en plus boudeur – ne voyait là qu’alliance opportune pour redorer le blason bien blafard des Provinces de Caux et de la Bresle.

Le trousseau de la fiancée était plein de promesses de lendemains qui chantent pour Laurent-le-Grand-Quevilly, bien plus que pour la Marquise.
Et le Chevalier Mosco de rappeler les querelles sans fin des deux jeunes tourtereaux, à l’époque où ils séjournaient tout deux chez le Duc de Retz et où ils n’étaient d’accord sur rien
Mais aussi de dévoiler que les juristes chargés de rédiger l’acte de mariage avaient déjà prévu les possibilités d’une répudiation de la Belle Lilloise.

Et que si ça ne suffisait pas…il y avait toujours le poison !

 

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*Jacques Brel
LA CHANSON DES VIEUX AMANTS
1967


Bien sûr nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête

Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Moi je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de pièges en pièges
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes

O mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre

O mon amour...
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime.  

mardi, 10 juin 2008

Tata Ségo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeau

Si tout un chacun savait dans le Royaume que la devise de la famille du Comte Bertrand était « Souvent Comte varie » ; là ! on pouvait croire qu’on en était au stade de la girouette.

SégoReine avait fait parvenir au Comte un libelle le sommant de faire part de ses intentions pour les aménagements intérieurs du Château et de cesser de tourner autour de la jatte.

Les hostilités étaient relancées entre ces deux là.
SégoReine, revigorée par son séjour chez le Vicomte Nioui-Ninon, était vent debout contre le Comte.
Elle commençait à retrouver sa combativité et était repartie à l’attaque de son meilleur rival.

Dans toutes les coursives du Château, on l’entendait pester que définitivement le Comte était franc comme un âne qui recule.
Elle avait failli ravaler sa généalogie jusqu’à la 17eme génération lorsque le Comte lui avait fait tenir un message de paix avec cette seule phrase : « arrêtons de nous bouffer le groin ! ».

Et la Princesse de lui répondre que pour quelqu’un qui n’avait pas d’idées précises sur la couleur et les motifs des tapisseries d’Aubusson, et de l’endroit où il voulait les mettre, ses dernières interventions aux réunions de chantier ressemblaient beaucoup à celles d’un futur propriétaire.

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lundi, 09 juin 2008

C'est une révolution? Non Sire, c'est le Parti-Socialiste

Les documents retrouvés dans les archives du Château, finalement, n’étaient-ils réellement que calomnies ou erreurs de jeunesse ?

Voilà qu’on avait vu François le Batave chevaucher, cheveux – enfin presque ! - au vent, vers le Comté de Tripoli au côté de Nikolaï de Sark et de toute sa suite.
 

Dans le même temps, et comme tous les quinze jours, le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé était secrètement réuni à la taverne du village voisin avec ses plus proches conseillers.

Il y avait là le Duc de Retz, Lilibeth la Glaciale – qui, de mémoire, n’avait plus ri depuis son troisième anniversaire –, Désiré le Sarrazin, et quelques autres.
 

Les espions du Comte; Ifop, Sofres et Csa; rapportaient de toutes les provinces du Royaume que la passion de Laurent-le-Grand-Quevilly et du Sir Dé S Ké pour la Belle Lilloise ne connaissait pas d’égale au sein de la populace mais que c’était bien le Comte qui remportait sa faveur.

Le Duc de Retz suggérait donc de reconsidérer la possibilité d’une alliance avec SégoReine, concluant son intervention dans le débat par son rituel « Je dis ça…mais c’est vous qui voyez. »
 

Le Comte alors de s’interroger. Quel besoin de s’allier avec ces deux pimbêches de SégoReine et de Marquise du Nord ? Pourquoi ne pas chevaucher vers son destin et rompre toutes les alliances envisagées jusqu’à lors …

Après tout la devise de la Famille du Comte n’était-elle pas « Souvent Comte varie ».
 

Mais le Comte aurait tôt fait de se méfier de sa cousine la Marquise.

Elle avait sa stratégie elle aussi. Et quelle plus belle stratégie que de se servir des secrets d’alcôves de son plus proche conseiller pour tenter de déjouer les plans de ce fourbe de Comte.

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vendredi, 06 juin 2008

Tout ce roiaume² fait cas des pruneaux de Reims

La passion soudaine du Royaume de Solfé pour la Marquise du Nord rendait mélancolique SégoReine. Son entregent naturel, son allant légendaire, qui avaient fait jusqu’alors son succès, avaient du plomb dans l’aile.

Voilà que SégoReine entrait dans une phase dépressionnaire. Les attaques incessantes du Comte Bertrand de l’Arche de la Noé, sur son aile droite, et la fâcherie qui semblait désormais consommée avec la Marquise du Nord, sur son aile gauche, la faisait s’interroger sur sa destinée au Royaume de Solfé.

Ne devait-elle se retirer du monde et prendre le voile ? Ne devait-elle s’en aller prêcher dans les confins du Royaume, au milieu de peuplades hostiles et, peut être mourir en martyre ? 

Dame Guenièvre du Fond du Nez, considérant qu’il n’était peut être pas nécessaire d’en arriver à une solution aussi extrême, suggéra que SégoReine aille reposer ses nerfs chez le Vicomte Nioui-Ninon.

Il saurait lui faire retrouver bon minois et esprit de gaieté. Lui qui, autrefois, avait eu pour elle les yeux de Chimène et avait chanté la sérénade sous ses fenêtres.Il saurait  la faire sourire avec ses chimères et sa foi inébranlable en un monde d’amitiés entre les contraires.

Par ailleurs, Dame Guenièvre considérait qu’il n’était pas inutile de rendre visite au Vicomte dès maintenant car le bruit courait que le Sieur Mosco VeniVidiVici ne verrait pas d’inconvénient à nouer une alliance avec ce dernier. En effet, le Sieur avait adopté une moue boudeuse depuis le bal donné en l’honneur du Comte Bertrand de l’Arche de la Noé* et ne savait plus quoi dire pour détourner l’attention sur lui. Il fallait donc dès maintenant assurer le Vicomte de son amitié.

Pendant ce temps, François le Batave se terrait dans son fief prétextant avoir pris froid lors de sa dernière chevauchée avec la Marquise du Nord. Les archivistes du Château avaient découvert que le jeune François, alors qu’il n’avait pas encore été adoubé en tant que Seigneur, avait servi un temps dans les troupes des ancêtres de Nikolaï de Sark.

* voir Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour
² vieux français pour les puristes 

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jeudi, 05 juin 2008

Le petit pont de bois,Qui ne tenait plus guère

Quitte à contrarier, son beau batave, voilà que la Marquise du Nord se mettait à considérer avec une grande attention une possible alliance avec le Comte, son cousin.


Car si elle avait su charmer par ses paroles enchanteresses les seigneurs du Royaume*, sa popularité auprès des pécores n’était pas si grande que ça. Ils se souvenaient que la Marquise n’était pas de première jeunesse et qu’ils avaient eu à souffrir de son tempérament de volcan et de ses comportements tyranniques.

Et, si finalement l’appel du Comte au peuple n’avait pas rencontré l’écho escompté, sa popularité à lui semblait rester intacte.

Etait-ce le pouvoir des enchantements du Duc de Retz?

A eux deux, il s’avérait que la Marquise et le Comte pouvaient reléguer SégoReine - qui n’était définitivement plus la cousine préférée de la Marquise. L’avait-elle jamais été d’ailleurs ! - en 3eme position.

Et finalement, si avec cette alliance, la Marquise faisait le jeu de son François le Batave, en divisant les forces. Et que c’était son prince qui sortait victorieux de cette nouvelle querelle de famille ?

Et le comte de s’interroger : et si finalement, la Marquise n’était qu’un feu de paille ?


*Voir Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour

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mercredi, 04 juin 2008

Le seigneur des Anneaux

S’il y avait bien une certitude dans les atermoiements successifs du Royaume de Solfé, c’est que longtemps après on ferait encore le récit de la réception donnée en l’honneur de l’anniversaire du Comte Bertrand de l’Arche de la Noé.

Depuis lors, la Marquise du Nord et le Comte se battaient froid.

La Marquise avait beau assurer que son cousin Bertrand était son ami et le Comte, que sa cousine était la beauté et l’intelligence de la famille personnifiées, il régnait un froid glacial dans les travées du Château de Solfé.

Le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé ne pouvait définitivement souffrir l’humiliation infligée par la Belle Lilloise. Sa rancœur était augmentée - et bien que sa cousine n’y puisse rien - par le peu d’écho qu’avait rencontré dans le Royaume son appel au peuple.*

Peinés de cette brouille, le Barde Camba Dabada et les autres intrigants du Château tentaient de réconcilier les deux cousins. Et rien de mieux pour cela que de trouver un sujet commun de détestation.

Pourquoi ne pas faire cause commune contre SégoReine et sceller sur le champ une alliance ?

Chevaucher vers le fief de SégoReine ; conquérir ses terres et son peuple, non sans avoir omis de leur demander préalablement leur opinion ?

Et s’installer à la présidence et de là ! faire bander la France ?

La Marquise du Nord hésitait.

Qu’en penserait François le Batave, son amour contrarié, lui qui goutait fort peu le Comte.

 

*Voir l’audace est un désir d’avenir

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mardi, 03 juin 2008

Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.

Non seulement SégoReine n'avait pas honoré de sa présence la fête d'anniversaire du Comte Bertrand de l'Arche de la Noé mais il avait été éclipsé par la présence de sa cousine, la Marquise du Nord.

Auréolée de sa récente victoire sur les troupes de Nikolaï de Sark au cours de la bataille du Nord, La Belle Lilloise avait fait, avec tout son aréopage, une entrée remarquée dans la grande salle de bal.

Bouleversé au tréfonds de son âme par cette apparition, Laurent le Grand-Quevilly, depuis lors, s'attelait à lui faire une cour empressée.

C'était le cœur déchiré que Sir Di S Ké était reparti en croisade s'éloignant de celle qu'il appelait désormais dans le secret de son cœur "sa Marquise des Anges".

Même Huchette le Vieil, fidèle page du Sir, avait succombé aux attraits de la Dame de la Deûle.

Et tous étaient jaloux de celui qui passait ses journées à côté de leur Belle, le jeune Sieur Arnaud.

Auparavant écuyer de SégoReine pour laquelle il avait nourri une passion dévorante, l'inconstance de son cœur l'avait aujourd'hui mené près de la Marquise.

Il l'écoutait des journées entières déclamer des vers galants mais aussi faire le récit de chimères et illusions; celles dans lesquelles elle triomphait de ses cousins SégoReine et le Comte Bertrand et où elle s'installait au Château de Solfé sous les hourras de la foule et de toute la famille.

Seul, le Chevalier "Mosco VeniVidiVici" ne se départissait pas de son quant-à-soi lorsqu’il était face à la Dame.

Tous lui prédisaient qu'il deviendrait le Chevalier errant.

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