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mercredi, 11 juin 2008

Bien sûr nous eûmes des orages...Vingt ans d'amour c'est l'amour fol*

Alors qu’avec l’arrivée des grandes chaleurs le temps virait à l’orage et que la faïence volait bas au Château, des crieurs envoyés dans tout le Royaume répandaient cette douce nouvelle :


Oyez ! Oyez ! Damoiselles, damoiseaux et manants !

Publiez les bans et réjouissez-vous !



Jacques le Grand Argentier a la très grande joie de vous faire part du rapprochement stratégique de sa fille, la Marquise du Nord, et de Laurent-le-Grand-Quevilly.


La romance battait son plein entre la Marquise et son Laurent.
Qui à avoir un geste de tendresse, qui à rendre un sourire complice. Des éloges à ne plus savoir qu’en faire, des mots doux par brassées, de la magie dans l’air.
Les proches de la Marquise et ceux de Laurent-le-Grand-Quevilly se réjouissaient. Le rapprochement de ces deux cœurs étaient une évidence - dont il était curieux que l’on est douté jusque là - pas une simple passade ou un amour de vacances.
Tout le monde y croyait ! La Marquise et Lolo : c’était parti pour la vie !


Mais tout ce bonheur lancé à la face du monde faisait déjà des jaloux.

Mosco VeniVidiVici - décidément de plus en plus boudeur – ne voyait là qu’alliance opportune pour redorer le blason bien blafard des Provinces de Caux et de la Bresle.

Le trousseau de la fiancée était plein de promesses de lendemains qui chantent pour Laurent-le-Grand-Quevilly, bien plus que pour la Marquise.
Et le Chevalier Mosco de rappeler les querelles sans fin des deux jeunes tourtereaux, à l’époque où ils séjournaient tout deux chez le Duc de Retz et où ils n’étaient d’accord sur rien
Mais aussi de dévoiler que les juristes chargés de rédiger l’acte de mariage avaient déjà prévu les possibilités d’une répudiation de la Belle Lilloise.

Et que si ça ne suffisait pas…il y avait toujours le poison !

 

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*Jacques Brel
LA CHANSON DES VIEUX AMANTS
1967


Bien sûr nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête

Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Moi je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de pièges en pièges
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes

O mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre

O mon amour...
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime.  

mardi, 10 juin 2008

Tata Ségo qu'est-ce qu'y a sous ton grand chapeau

Si tout un chacun savait dans le Royaume que la devise de la famille du Comte Bertrand était « Souvent Comte varie » ; là ! on pouvait croire qu’on en était au stade de la girouette.

SégoReine avait fait parvenir au Comte un libelle le sommant de faire part de ses intentions pour les aménagements intérieurs du Château et de cesser de tourner autour de la jatte.

Les hostilités étaient relancées entre ces deux là.
SégoReine, revigorée par son séjour chez le Vicomte Nioui-Ninon, était vent debout contre le Comte.
Elle commençait à retrouver sa combativité et était repartie à l’attaque de son meilleur rival.

Dans toutes les coursives du Château, on l’entendait pester que définitivement le Comte était franc comme un âne qui recule.
Elle avait failli ravaler sa généalogie jusqu’à la 17eme génération lorsque le Comte lui avait fait tenir un message de paix avec cette seule phrase : « arrêtons de nous bouffer le groin ! ».

Et la Princesse de lui répondre que pour quelqu’un qui n’avait pas d’idées précises sur la couleur et les motifs des tapisseries d’Aubusson, et de l’endroit où il voulait les mettre, ses dernières interventions aux réunions de chantier ressemblaient beaucoup à celles d’un futur propriétaire.

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