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mardi, 01 juillet 2008

Des clous pour "ma tante"

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lundi, 30 juin 2008

Le voleur frappe toujours trois fois!!

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vendredi, 20 juin 2008

Bienvenue chez les ch'tis...Biloute

Le Comte Bertrand dans sa tenue d’apparat, fièrement monté sur son char tiré par quatre bœufs de l’Aubrac, de l’Aveyron et du Ségala, avait cheminé nez au vent vers Lille-Flandres.

La Marquise du Nord le lui avait promis. Elle l’avait attendu là ! une rose à son corsage…et l’avait étreint sur son cœur.

Pourtant elle avait juré ne jamais faire front commun, avec qui que ce soit, contre SégoReine.

Mais après tout le Comte et elle n’avaient-ils pas le même objectif ?
Obtenir du velours pour le Salon jaune du Château plutôt que la toile de Jouy voulue par SégoReine.

Mais si la Marquise du Nord aurait voulu que leur rencontre soit seulement l’occasion de badinages, le Comte…avait bien d’autres idées en tête.

Ce rapprochement avec la Belle Lilloise était peut être pour lui l’occasion de faire de nouveau claquer au vent son étendard.
Et les occasions se multipliaient ! Voilà que des soldats du Sir Di S Ké venaient de rejoindre ses troupes, disant préférer la pitance des casernes du Comte.

Dans le même temps, François le Batave que tout le Royaume nommait désormais « François la Science », égrenait ses conseils tactiques d’une logique implacable.

Lorsque la ligne [politique] sera définie, le moment viendra de choisir nos dirigeants*.

Et ses serviteurs d’approuver : « Voilà pourquoi c’est lui le Chef ! »
 

*courrier adressé aux parlementaires, premiers fédéraux et membres du Conseil National


jeudi, 19 juin 2008

Le libéralisme contemporain profite aux riches ; et à personne d'autre.

Le libéralisme contemporain profite aux riches ; et à personne d'autre.
Gilbert Keith Chesterton

Extrait d' Utopia of Usurers

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mercredi, 18 juin 2008

Foot toi d'ma gueule!

Si depuis quelques jours, le Comte Bertrand avait la digestion difficile, il n’en tenait pas rigueur à ses bacchanales dominicales* et à son intestin paresseux.Sa bile était entière tournée vers François le Batave. Pourquoi sa conscience, le Duc de Retz, ne lui avait-il pas soufflé la conclusion d’une alliance avec celui-ci?

Je soutiens ceux qui pensent comme moi, avait dit François.
Je suis là pour donner de l’ordre, du sens, de la cohérence, de la clarté. Quand j’entends l’un, l’autre être en position contradictoire, je dis : ça ne peut pas être une dynamique de victoire.

De s’interroger. Que ne s’était-il prononcé ainsi plus tôt !

Ce que le Comte avait interprété lors de la réunion de chantier au Château comme une ambiance de trêve ne serait-il en fait qu’un repositionnement ?Et si la stratégie de François le Batave était plus subtile que ce qu’il avait voulu laisser croire jusqu’à maintenant ? Se positionner en maître d’ouvrage du Château et faire montre des ses ambitions architecturales.
Ce sournois avait profité de l’indécision générale sur la nécessité de poser des double-vitrages dans l’aile des réceptions pour éclipser le Comte et ses grands travaux.

Un malheur n’arrivant jamais seul, voilà que le Comte se trouvait confronté à un soulèvement : les revendications du menu fretin chargé de l’entretien des chars à bœufs assurant le blocus de la route de Reims.

A force de ne pas vouloir dire s’il voulait quitter son grand Hôtel des marécages pour s’installer au Château de Solfé, le Comte ne risquait-il le faux départ ?

Mais le Duc de Retz, qui lui n’était pas parti se vautrer dans l’aligot avant la fin de la réunion de chantier* et savait donc de quoi le Batave parlait, avait rassuré son cher poulain.

Quand François le Batave disait ne pas vouloir participer au Grand Tournoi pour ne pas risquer la blessure au match suivant. Laisser tous ces jeunes ambitieux et autre gourgandines s’épuiser et sur une accélération dans les derniers mètres partir seul tel le héraut du Château, affronter Nikolaï de Sark et ses troupes…ce n’était pas qu’il avait des projets pour le Château…

C’était juste que désormais il était consultant pour la Coupe du Plan B !


* voir Je suis le chevalier blanc

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mardi, 17 juin 2008

Mesdames et Messieurs....attention

La Famille Socialiste présente :

"Sous le plus grand chapiteau du monde"

En exclusivité mondiale, des numéros exceptionnels :

La Princesse SégoReine dans un incroyable numéro d'équilibriste au sol ;

Le plus grand illusionniste de France, le comte Bertrand de l'Arche de la Noé dans un numéro bluffant ;

Partout et nulle part ailleurs,  François le Batave et ses puces sauteuses ;

Mais aussi ! la Marquise du Nord et ses caniches nains, dont le plus doué d’entre eux : Arnaud le Félon Manquant ;

Et enfin en invité exceptionnel :
le Vicomte Nioui Ninon dans un tour que même lui ne connaît pas encore.

Entrez ! Entrez ! Et venez assister à ce spectacle unique au monde qui a déjà ravi Nikolaï de Sark et ses troupes !

A La Rochelle du 29 au 31 août pour le début de la Tournée 2008.
Clou et clôture du spectacle du 7 au 9 novembre 2008 à Reims, Cité des Rois

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lundi, 16 juin 2008

Je suis le chevalier blanc...

Pas de repos, peu de répit au Château de Solfé !
Les travaux se poursuivent même en dehors des jours de semaine. 

Les architectes du Château auraient-ils enfin réussi le tour de force de faire comprendre l’urgence de la situation !
Il semble bien que l’ensemble du Château avait pris connaissance de leurs études et autres rapports indiquant que si les travaux de réfection et de réaménagement n’étaient pas entrepris rapidement le Château prendrait l’eau de toute part, dès les premiers frimas.

C’est ainsi et par on ne sait quelle sorte de miracle qu’une grande réunion de chantier avait pu être organisée. 

Ils sont venus, ils sont tous làaaaaa …. chantait le barde arménien. 

Le ban et l’arrière-ban. SégoReine, la Marquise du Nord, son fiancé Laurent, François le Batave, les différents seigneurs fédérés, une grande partie de la Guilde des 105…
Même le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé ; en pleine tournée des grands ducs pour aller expliquer, province par province, le nécessaire ralliement à son appel au peuple et en profitant pour compter ses alliés…que la rumeur dit finalement peu nombreux; avait décidé de prendre du repos dans son harassante quête et de s’arrêter quelques jours au Château. 

Il en avait même profité pour faire sa cour à la Marquise, lui rappelant qu’il se rendrait prochainement sur ses terres et qu’il espérait ardemment qu’elle lui ferait l’honneur de sa conversation. 

François le Batave se réjouissait car on avait réussi à faire la clarté sur l’étendue des travaux et sur le montant des devis.
En effet, après plusieurs heures de discussions, de tractations, de circonvolutions, un point d’accord avait été trouvé sur le nuancé de la teinte des ardoises de la Tour Sud. 

Mais n’allait-on reprendre du retard ? Le Comte avait proposé de revenir à l’ancien système de la collectivisation des adductions d’eau mais avait remis ça sur la nécessité, selon lui, de s’éloigner de l’orthodoxie architecturale jusqu’alors en vigueur au Château.
SégoReine de lui faire remarquer que de tels travaux étaient bien contradictoires et que le Comte n’était peut- être pas tenu en toutes circonstances de se conformer à la devise de sa famille* ?
 

Piqué au vif, le Comte avait quitté la réunion prétextant qu’il avait donné audience.
En fait d’audience, on l’avait retrouvé au petit matin dans les cuisines du Château où, toute la nuit, il s’était goinfré d’aligot.   
 

* C'est une révolution? Non Sire, c'est le Parti-Socialiste

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vendredi, 13 juin 2008

« Eeeennnnnsemmmble ….même si on sait pas à combien ! »

Pendant que certains s’entraînaient sans relâche pour les joutes de l’été, d’autres ne voulaient pas être en reste d’exercice physique, de jeux militaires et virils. 

Tant mieux !  Car à l’initiative de quelques caciques du Royaume de Solfé, avait débuté le grand championnat de soulte : la Coupe du Plan B !
Issues des qualifications et sorties des matchs de poules, à l’affiche et en finale ! : 

L’équipe Tabagique des « Enfumeurs » contre l’équipe Zoologique  « Les Carpes et les Lapins » 

La première, qui ne se revendiquait d’aucune province mais, que tout un chacun savait bénéficier des conseils tactiques, et de la bienveillance, de François le Batave.

La seconde – ce n’était plus un secret pour personne – largement financée par la Marquise du Nord, son tout nouveau, et pour l’instant fiancé Laurent-le-Grand-Quevilly, et, le Sir Di S Ké. 

Après avoir largement rémunéré Raymond le Fanfaron pour ses excellents conseils d’entraîneur et ses qualités de grand stratège chacun avait décidé d’une conduite - somme toute similaire - à tenir: l’attentisme. 

Et… en attendant, et c’était déjà pas si mal, ils s’en tiendraient à l’élaboration de leur cri de guerre.
Pour la première équipe, celle des Enfumeurs : « Eeeennnnnsemmmble ….même si on sait pas à combien ! »
Et pour la seconde : « Ni le Comte, ni le Batave, ni la Princesse ! » 

Enfin, et ce n’était pas là la moindre de leurs similitudes, ils ne croyaient aucunement à la stratégie d’entraînement et de sélection de Raymond le Fanfaron qui leur répétait à l’envi qu’à la soulte et plus qu’à n’importe quel autre combat, on ne pouvait pas la jouer perso. A un moment ou à un autre il allait falloir conclure des alliances.

 
Conclure des alliances ?
Retour au point de départ.

Balle au centre !

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 L'aphatie bulaire

 

jeudi, 12 juin 2008

Amours nouvelles oublient les vieilles

Cet amour charmant qui faisait presque oublier que pendant ce temps le reste du Royaume continuait à tourner.

Et il tournait même sacrément dans les profondeurs les plus sombres de la Grande forêt du Royaume de Solfé.
Tant et si bien que, même sa faune sauvage et hostile se terrait, effrayée qu’elle était par ses nouveaux occupants bien bruyants.

Cavalcades à brides abattues, épées et hallebardes s’entrechoquant, les jeunes prétendants à la chevalerie s’entrainaient, fourbissant leurs armes, parfaisant leur art à l’abri de tous.

Les joutes d’été qui devaient se tenir face au Pertuis d’Antioche, non loin des terres d’exil du Duc de Retz, approchaient maintenant à grands pas.
Il ne fallait pas y échouer mais y faire une prestation remarquée si on voulait avoir une chance d’être retenu pour le Grand Tournoi.

Tout ce que le Royaume comptait de jeunes chevaliers ambitieux, de nobles sires et de roitelets qui se rêvaient un grand destin, s’entraînaient sans relâche.

Parmi eux, le Sieur Manolito, venu de ses contrées ibères pour achever son entrainement militaire. Pour l’heure, il n’excellait qu’au bon mot et à la joute verbale.
Cela serait-il suffisant ?
Il était à craindre qu’avec ces seules ressources il ne ferait pas long feu, tout fièrement monté qu’il était sur sa mule aragonaise.

Toujours sur tous les fronts, le Sieur Julianus, était là lui aussi, mais bien à la peine.
Ses nombreux camarades des universités du Royaume lui accorderaient-ils leur soutien au cours de la compétition ? Lui permettrait-il de passer l’épreuve des joutes de l’été ?

Le jeune écuyer de la Marquise du Nord, le Sieur Arnaud, ferraillait également, un peu à l’étroit dans son armure tant de fois retournée.
Parviendrait-il d’ici au Grand Tournoi à faire oublier son surnom de « Arnaud le Félon Manquant» ?

Et que dire du Chevalier Mosco VeniVidiVici qui s’entraînait dur, prenant des cours particuliers et tentant désespérément de rattraper son retard du 1er trimestre.


mercredi, 11 juin 2008

Bien sûr nous eûmes des orages...Vingt ans d'amour c'est l'amour fol*

Alors qu’avec l’arrivée des grandes chaleurs le temps virait à l’orage et que la faïence volait bas au Château, des crieurs envoyés dans tout le Royaume répandaient cette douce nouvelle :


Oyez ! Oyez ! Damoiselles, damoiseaux et manants !

Publiez les bans et réjouissez-vous !



Jacques le Grand Argentier a la très grande joie de vous faire part du rapprochement stratégique de sa fille, la Marquise du Nord, et de Laurent-le-Grand-Quevilly.


La romance battait son plein entre la Marquise et son Laurent.
Qui à avoir un geste de tendresse, qui à rendre un sourire complice. Des éloges à ne plus savoir qu’en faire, des mots doux par brassées, de la magie dans l’air.
Les proches de la Marquise et ceux de Laurent-le-Grand-Quevilly se réjouissaient. Le rapprochement de ces deux cœurs étaient une évidence - dont il était curieux que l’on est douté jusque là - pas une simple passade ou un amour de vacances.
Tout le monde y croyait ! La Marquise et Lolo : c’était parti pour la vie !


Mais tout ce bonheur lancé à la face du monde faisait déjà des jaloux.

Mosco VeniVidiVici - décidément de plus en plus boudeur – ne voyait là qu’alliance opportune pour redorer le blason bien blafard des Provinces de Caux et de la Bresle.

Le trousseau de la fiancée était plein de promesses de lendemains qui chantent pour Laurent-le-Grand-Quevilly, bien plus que pour la Marquise.
Et le Chevalier Mosco de rappeler les querelles sans fin des deux jeunes tourtereaux, à l’époque où ils séjournaient tout deux chez le Duc de Retz et où ils n’étaient d’accord sur rien
Mais aussi de dévoiler que les juristes chargés de rédiger l’acte de mariage avaient déjà prévu les possibilités d’une répudiation de la Belle Lilloise.

Et que si ça ne suffisait pas…il y avait toujours le poison !

 

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*Jacques Brel
LA CHANSON DES VIEUX AMANTS
1967


Bien sûr nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête

Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Moi je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de pièges en pièges
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes

O mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre

O mon amour...
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime.  
 
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