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mercredi, 28 mai 2008

Aujourd'hui Je te hais plus qu'hier et bien moins que demain

Toujours attelés aux préparatifs de leurs atours pour le Grand Tournoi, SégoReine et le Comte Bertrand de l'Arche de la Noé négligeaient-ils un détail qui avait son importance mais dont, ni eux-mêmes, ni leur entourage ne semblaient beaucoup se préoccuper.

Un élément essentiel à toute joute et à toute bataille... : les troupes !

Le gros en était naturellement formé par la Guilde des 105, une société de seigneurs de guerre farouchement attachés à leur autonomie et finalement peu empressés à se choisir un Roi.
Et ce n'était pas la moindre des batailles que SégoReine et le Comte Bertrand de l'Arche de la Noé auraient à livrer.

Car si une infime poignée s'était affirmée de fervents soutiens; d'autres - dont il se savait dans le Royaume que la pleutrerie, la versatilité et l'opportunisme étaient leurs plus grandes qualités - attendaient l'issue du Grand Tournoi pour choisir définitivement leur camp.

La sérennité de SégoReine et du Comte Bertrand de l'Arche de la Noé allait-elle encore longtemps pouvoir perdurer ?
D'autant que la rumeur de nouvelles inscriptions au Grand Tournoi se faisait grandissante.

Parmi elles, certains avaient été candidats tellement de fois qu'ils avaient surpris tout le monde en ne l'étant pas encore cette fois-ci.

Voilà qu'après François le Batave - se réveillant d'un long sommeil et tentant de réaffirmer son autorité à la tête de la Guilde des 105 - c'était Jack Le Vosgien et Laurent Le Grand-Quevilly

qui ne cachaient plus leurs ambitions pour le Grand Tournoi.
Et même si Laurent Le Grand-Quevilly était encore hésitant sur sa participation, ayant encore trop à vif la blessure infligée par SégoReine lors de leur dernier combat et, la facilité avec laquelle elle s'était joué de lui.

Jean-Pierre, le Seigneur Sans Mémoire, en riait encore même s'il avait déjà oublié pourquoi.

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mardi, 27 mai 2008

Le bûcher des vanités.

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lundi, 26 mai 2008

la tirade des niais

Pour les ouvriers du Royaume de Solfé la semaine de 35 heures et la fermeture dominicale de leurs usines étaient un rêve bien inaccessible.



Jour et nuit, ils travaillaient à la construction de nouvelles pièces de guerre. Pendant que les stratèges militaires des deux camps déclarés mettaient au point de cruels et machiavéliques plans de bataille, les troupes se rassemblaient aux portes du Royaume, les traitres changeaient de camps.



L’inscription, la première*, de SégoReine au grand Tournoi ; suivie de l’appel** du Comte, placardé dans tout le Royaume, avait mis le feu aux poudres. La guerre était désormais déclarée entre SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé.



SégoReine, comme à son habitude, ne décolérait pas. Elle suggéra que le meilleur moyen de contrer le Comte serait de recevoir en audience les habitants du Royaume et d’écouter toutes leurs suggestions pour le vaincre.

Dame Guenièvre lui fit remarquer, fort justement, qu’elle avait déjà fait le coup et qu’il n’en était rien sorti de franchement bon !



Le Comte de son côté avait décidé d’aller chercher renfort auprès de ses ennemis d’hier, faisant montre pour cela des paradoxes les plus saugrenus. Il assurait que s’il était toujours en révolte contre le système féodal oppresseur il n’avait jamais renoncé à le défendre comme un intéressant mode de gouvernance. Et que la différence n’était finalement qu’une vue de l’esprit.



Depuis ses terres insoumises de l’Est, Jean-Pierre, le Seigneur Sans Mémoire, voyait d’un œil amusé cette bataille, lui qui le premier avait manié les idées des deux camps.



Et les barons, baronnets et autres seigneurs du Royaume non encore fédérés par SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé quelle position allaient-ils adopter, quel camp allaient-ils choisir ?



* voir Goutons voir si le vin est bon
** voir l’Audace est un désir d’avenir

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vendredi, 23 mai 2008

L'exode rural

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jeudi, 22 mai 2008

La rose sort ses épines...

La plus sage décision dont ils convinrent était qu’il fallait se débarrasser au plus vite de ce brûlot.  

SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé firent donc creuser dans l’endroit le plus reculé du château une fosse profonde afin d’y enterrer ces diableries et autres reliques. 

Mais la maligne et rusée SégoReine avait tout de même pris soin d’enregistrer dans son esprit l’essence du message de ses ancêtres et particulièrement celui de son Tonton, lequel lui avait appris dans sa jeunesse la stratégie politique et les ruses guerrières. 

Elle rentra au château tentant d’imaginer faisant, à son tour, le fameux coup de son Tonton à Epinay. Faisant le ménage en chassant la garde aussi vieille que les pierres de la demeure ancestrale. Et s’installant, après pléthores de manœuvres de couloir, à la fonction suprême du Royaume. 

Mais Dame Guenièvre la tira de son doux songe. Des nouvelles alarmantes venaient de parvenir au château. 

Tout à leur lutte fratricide, SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé avaient tôt fait de croire leur vieil ennemi commun moribond. 

François le Batave était de retour ! 

Des paysans apeurés l’avaient vu battre la campagne se donnant du courage au cri de : « Debout les Morts ! » 

Il semblait bien décidé à montrer que c’était encore lui le seigneur tout-puissant du Royaume de Solfé. 

Mais était-il encore de taille à s’opposer à l’adoubement d’un nouveau seigneur lors du Grand Tournoi ? Savait-il pouvoir compter sur ceux qui se disaient ses fidèles dans la Guilde des 105 ? 

Ne risquait-il pas d’être à nouveau trahi par ceux qu’il avait nourris en son sein et qui, à Dijon, l’avaient poignardé dans le dos appelant à faire sécession ? 


Nikolaï de Sark, quant à lui, n’était pas décidé à abandonner. 

Puisque tout le monde avait l’air de se soucier comme de ses premières chausses de son décret « service minimum d’opposition », il allait frapper de nouveau. 

Il venait de composer une sérénade qui portait le doux nom d’Opération pour la Gauche Moribonde et qu’il ordonna à son barde celte d’aller conter dans le Royaume.

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*Othello 1732

mercredi, 21 mai 2008

La route de l'excès mène au palais de la sagesse*

Par une belle nuit étoilée alors que SégoReine rêvait à son futur destin – ou pas ! – son Tonton lui apparut en songe.

Il lui enjoignit de suivre la vive et chaude Lueur qui apparaîtrait dans les jours suivants.

Le lendemain ; alors qu’avec Deny le Vert il mettait au point son projet de chars à bœufs en libre service ; le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé eut également la vision de son Tonton l’exhortant à suivre la vive et chaude Lueur.

Le soir même, guidés l’un comme l’autre par l’énigmatique mais néanmoins attirante Lueur, SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé se retrouvèrent dans les profondeurs les plus sombres du château.

La vive et chaude Lueur les guida jusqu’à ce qui semblait être un coffre recelant un trésor.

Intrigués tout autant qu’effrayés, mais ne souhaitant pas que ce possible trésor tombe entre d’autres mains que les leurs, ils prirent la décision conjointe – une fois n’étant pas coutume – d’aller à la découverte du contenu du coffre.

Mais pour eux, ce ne fut que déception !

Ils n’y trouvèrent que de vieux parchemins de leurs ancêtres communs les Messires Auriol, Blum, Jaurès, et la Dame Rosa Luxembourg contant la Légende de la famille, les épopées passées, les batailles gagnées ainsi que les vieilles reliques de leur Tonton.

Ils y trouvèrent également un message leur remettant en héritage les valeurs de leur grande lignée, leur confiant le soin de les faire vivre et de les transmettre à leur tour.

Ils se regardèrent circonspects s’interrogeant sur ce qu’ils allaient bien pouvoir faire de ça !

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*William Blake
Extrait de Le Mariage du Ciel et de l'Enfer
 

mardi, 20 mai 2008

L'audace est un désir d'avenir...

Tout allait de mal en pis dans le Royaume.
Les manants du Ponant bloquaient les ports protestant contre la flambée du prix du foin et la dîme de 70% qu’ils devaient acquitter auprès de Nikolaï de Sark.
Le décret publié de « service minimum d’opposition » n’avait pas l’air de vouloir porter ses fruits.

 
Si SégoReine ne décolérait pas en son château ce n’était pas à l’égard de Nikolaï de Sark mais bien à l’encontre du Comte Bertrand de l’Arche de la Noé. 

La nouvelle courait dans tout le Royaume que le Comte Bertrand s’apprêtait à faire placarder un appel exhortant le peuple à le rejoindre.

Les espions de SégoReine avaient pu s’en procurer un extrait.

« Nous demandons que vous concouriez avec nous à diriger ce mouvement sublime du peuple, en nommant des commissaires qui nous seconderont dans ces grandes mesures. Nous demandons que quiconque refusera de servir de sa personne, ou de remettre ses armes, soit puni de mort. Nous demandons qu’il soit fait une instruction aux citoyens pour diriger leurs mouvements. Nous demandons qu’il soit envoyé des courriers dans tous les départements pour les avertir des décrets que vous aurez rendus.

Le tocsin qu’on va sonner n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, messieurs, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée* »


 

(*discours de Danton à l’Assemblée Législative alors que l’armée austro-prussienne est en marche sur Paris - 2 septembre 1792)
Site de l’Assemblée Nationale
 

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lundi, 19 mai 2008

...Goûtons voir si le vin est bon...

Dans le même temps que SégoReine choisissait avec Dame Guenièvre les étoffes des tenues qu’elle porterait au Grand Tournoi, que le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé recensait les chars à bœufs de son fief ; en sa demeure Nikolaï de Sark s’exaspérait.

Il avait tout fait pour attirer l’attention à lui. Maintenu son territoire exsangue, levé des impôts iniques, chassé de ses terres les peuplades à faible valeur contributive, avait répudié sa mie pour une plus jeune…

Mais rien n’y faisait !

SégoReine, le Comte Bertrand et leurs partisans, déclarés ou non, ne lui accordaient aucun regard et semblaient nullement s’intéresser à ses actions, les plus saugrenues quelles soient.

Il en était de même de l’Oncle d’Amérique, Sir Di S Ké, dont la croisade au-delà de la grande Mare avait pourtant été encouragée par lui.

Une nuit, à la lune montante, il décida donc de faire publier, applicable sur les terres de SégoReine et du Comte Bertrand, un décret de « service minimum d’opposition ».
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vendredi, 16 mai 2008

Tout est bon dans la com'

Dans sa croisade pour quitter le Château de Solfé, SégoReine avait décidé de s’entourer des meilleurs intrigants du Royaume.
Dame Guenièvre du Fond du Nez, qui avait déjà contribué à l’éducation de la Princesse de Clèves avec le succès que l’on sait,  se proposa immédiatement.

Nourrissant le secret espoir qu’une fois Reine, SégoReine lui permettrait de vivre ses ambitions déçues de puissance et de gloire.
Elle s’engagea alors dans la formation de la douce damoiselle, voulant qu’elle soit fin prête pour le grand tournoi du Château de Solfé qui devait avoir lieu cette année au mois de novembre.
Elle lui apprenait l’art de la danse, du chant, de la séduction et du discours propice à charmer les nobles comme les pécores du Royaume.

Mais SégoReine se révéla moins malléable que Dame Guenièvre le croyait.

Alors qu’elle lui apprenait comment conquérir le cœur de la populace par des paroles doucereuses et enjôleuses SégoReine se rebiffa, refusant d’être le jouet des ambitions de Dame Guenièvre du Fond du Nez et lui assénant : 

« Si je ne crois pas à quelque chose, je ne le dirai pas. Na! » 

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