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mercredi, 04 juin 2008

Le seigneur des Anneaux

S’il y avait bien une certitude dans les atermoiements successifs du Royaume de Solfé, c’est que longtemps après on ferait encore le récit de la réception donnée en l’honneur de l’anniversaire du Comte Bertrand de l’Arche de la Noé.

Depuis lors, la Marquise du Nord et le Comte se battaient froid.

La Marquise avait beau assurer que son cousin Bertrand était son ami et le Comte, que sa cousine était la beauté et l’intelligence de la famille personnifiées, il régnait un froid glacial dans les travées du Château de Solfé.

Le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé ne pouvait définitivement souffrir l’humiliation infligée par la Belle Lilloise. Sa rancœur était augmentée - et bien que sa cousine n’y puisse rien - par le peu d’écho qu’avait rencontré dans le Royaume son appel au peuple.*

Peinés de cette brouille, le Barde Camba Dabada et les autres intrigants du Château tentaient de réconcilier les deux cousins. Et rien de mieux pour cela que de trouver un sujet commun de détestation.

Pourquoi ne pas faire cause commune contre SégoReine et sceller sur le champ une alliance ?

Chevaucher vers le fief de SégoReine ; conquérir ses terres et son peuple, non sans avoir omis de leur demander préalablement leur opinion ?

Et s’installer à la présidence et de là ! faire bander la France ?

La Marquise du Nord hésitait.

Qu’en penserait François le Batave, son amour contrarié, lui qui goutait fort peu le Comte.

 

*Voir l’audace est un désir d’avenir

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mardi, 03 juin 2008

Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.

Non seulement SégoReine n'avait pas honoré de sa présence la fête d'anniversaire du Comte Bertrand de l'Arche de la Noé mais il avait été éclipsé par la présence de sa cousine, la Marquise du Nord.

Auréolée de sa récente victoire sur les troupes de Nikolaï de Sark au cours de la bataille du Nord, La Belle Lilloise avait fait, avec tout son aréopage, une entrée remarquée dans la grande salle de bal.

Bouleversé au tréfonds de son âme par cette apparition, Laurent le Grand-Quevilly, depuis lors, s'attelait à lui faire une cour empressée.

C'était le cœur déchiré que Sir Di S Ké était reparti en croisade s'éloignant de celle qu'il appelait désormais dans le secret de son cœur "sa Marquise des Anges".

Même Huchette le Vieil, fidèle page du Sir, avait succombé aux attraits de la Dame de la Deûle.

Et tous étaient jaloux de celui qui passait ses journées à côté de leur Belle, le jeune Sieur Arnaud.

Auparavant écuyer de SégoReine pour laquelle il avait nourri une passion dévorante, l'inconstance de son cœur l'avait aujourd'hui mené près de la Marquise.

Il l'écoutait des journées entières déclamer des vers galants mais aussi faire le récit de chimères et illusions; celles dans lesquelles elle triomphait de ses cousins SégoReine et le Comte Bertrand et où elle s'installait au Château de Solfé sous les hourras de la foule et de toute la famille.

Seul, le Chevalier "Mosco VeniVidiVici" ne se départissait pas de son quant-à-soi lorsqu’il était face à la Dame.

Tous lui prédisaient qu'il deviendrait le Chevalier errant.

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lundi, 02 juin 2008

Le Pont des Soupirants

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jeudi, 29 mai 2008

Les "nervous breakdown" des tontons flingueurs du PS

Avec son décret de "service minimum d'opposition" et son projet OGM (Opération pour la Gauche Moribonde), Nikolaï de Sark, qui trouvait que dévaster un pays n'était finalement pas aussi drôle que ça, avait voulu mettre un peu d'amusement dans son existence de protocoles et d'obligations.
 
Mais ce qu'il n'avait pas prévu c'est que les divertissements escomptés ne viendraient pas d'où il les attendait.
 
C'est de tous les confins du Pays et petit à petit que naissait la lente et patiente révolte des oubliés à la noce.
 
Ne comptant plus sur l'appui tant attendu du Royaume de Solfé, partout, de leur propre initiative, de petits groupuscules se constituaient.
Des manants, fourche à la main, marchaient en direction du Palais au cri de Démission ! Démission !
 
Nikolaï de Sark allait-il mater la rébellion par la force et alors même qu'au sein de son armée, la colère grondait des espoirs déçus placés en lui et des stratégies choisies.
 
Dans le même temps, Le Comte Bertrand de l'Arche de la Noé avait la tête ailleurs. Il s'était enfin mis à réfléchir à son programme.
Celui des ripailles, goinfreries et saoûleries célébrants le jour de sa naissance.
Un seul mot d'ordre : laisser de côté pour quelques heures les querelles et les rancoeurs du Royaume de Solfé.
 
SégoReine viendrait-elle ?
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mercredi, 28 mai 2008

Aujourd'hui Je te hais plus qu'hier et bien moins que demain

Toujours attelés aux préparatifs de leurs atours pour le Grand Tournoi, SégoReine et le Comte Bertrand de l'Arche de la Noé négligeaient-ils un détail qui avait son importance mais dont, ni eux-mêmes, ni leur entourage ne semblaient beaucoup se préoccuper.

Un élément essentiel à toute joute et à toute bataille... : les troupes !

Le gros en était naturellement formé par la Guilde des 105, une société de seigneurs de guerre farouchement attachés à leur autonomie et finalement peu empressés à se choisir un Roi.
Et ce n'était pas la moindre des batailles que SégoReine et le Comte Bertrand de l'Arche de la Noé auraient à livrer.

Car si une infime poignée s'était affirmée de fervents soutiens; d'autres - dont il se savait dans le Royaume que la pleutrerie, la versatilité et l'opportunisme étaient leurs plus grandes qualités - attendaient l'issue du Grand Tournoi pour choisir définitivement leur camp.

La sérennité de SégoReine et du Comte Bertrand de l'Arche de la Noé allait-elle encore longtemps pouvoir perdurer ?
D'autant que la rumeur de nouvelles inscriptions au Grand Tournoi se faisait grandissante.

Parmi elles, certains avaient été candidats tellement de fois qu'ils avaient surpris tout le monde en ne l'étant pas encore cette fois-ci.

Voilà qu'après François le Batave - se réveillant d'un long sommeil et tentant de réaffirmer son autorité à la tête de la Guilde des 105 - c'était Jack Le Vosgien et Laurent Le Grand-Quevilly

qui ne cachaient plus leurs ambitions pour le Grand Tournoi.
Et même si Laurent Le Grand-Quevilly était encore hésitant sur sa participation, ayant encore trop à vif la blessure infligée par SégoReine lors de leur dernier combat et, la facilité avec laquelle elle s'était joué de lui.

Jean-Pierre, le Seigneur Sans Mémoire, en riait encore même s'il avait déjà oublié pourquoi.

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mardi, 27 mai 2008

Le bûcher des vanités.

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