Avertir le modérateur

lundi, 08 septembre 2008

Le dernier tango à Paris

La valse des mots

 

1531082988.jpg

 

 

mercredi, 23 juillet 2008

Le Lang dans la poche

Si Nikolaï de Sark se rengorgeait de fierté du succès de sa dernière réception, le moins que l’on puisse dire c’est que les grands du Royaume de Solfé qui avaient assistés aux réjouissances n’étaient pas d’humeur badine.

Alors qu’à cette occasion, le Château était occupé à s’inquiéter du sort de SégoReine et de son aqua planning permanent en char à bœufs, il en avait négligé de s’intéresser à l’indépendance d’esprit d’un de ses plus anciens fleurons, l’occupant des Vosges.

Certainement parce que toujours persuadé que si c’était gentiment demandé le Château se tiendrait aligné comme un seul homme à la parade le p’tit doigt sur la couture du haut de chausses.

Mais voilà ! Encore raté. Le Château n’avait réussi à parler à Nikolaï de Sark que d’une seule voix…moins une.

Alors maintenant tant qu’à faire autant débattre du sort à réserver au féal devenu félon. L’excommunier, le rouer vif en place publique, ou se contenter de dire qu’il a quitté le Château commun… ?

Pendant ce temps, certains se découvraient une soudaine bravitude … et dès lors qu’ils n’avaient pas été les premiers à reconnaître le terrain.

Le premier d’entre eux, l’aspirant Chevalier Manuel désormais surnommé l’Inconstant, surement mué par la peur de s’ennuyer venait de constituer un nouveau quatuor. Leur meilleur numéro comique ? « j’voulais pas…mais je le dis après »

Le Royaume de Solfé était de nouveau paisible le soir à la veillée, le ronron du quotidien reprenait son cours…le Château n’était toujours pas d’accord.

Les feux de L'amour...

136591209.jpg
 

lundi, 21 juillet 2008

Allons, c’est dit, bobonne, fais toilette...!*

C’était encore mieux que ce à quoi Nikolaï de Sark croyait pouvoir s’attendre** !

Le Château de Solfé réfléchissait à assigner SégoReine à résidence. Devait-elle vraiment se montrer au grand raout organisé aujourd’hui par Nikolaï de Sark en son Bling-bling Palace.
Le corps protocolaire ne pouvait-il trouver un subterfuge l’obligeant à se faire porter pâle ?

Alors que le Château avait enfin réussi à faire front commun – enfin presque…- voilà qu’elle assénait ses brillantissimes réflexions aux effets quasi toujours dévastateurs. Tous finissait par croire que moins elle prenait l’air, moins on prenait de risque. 

N’avaient-ils déjà pas assez de mal avec Jack le Vosgien qui semblait avoir fait son deuil d’arriver, au cours du Grand Tournoi, à mettre une branlée à tous ces jeunots et qui préférait, semble-t-il, le léchage de bottes de Nikolaï de Sark. Qui sait ça pourrait peut être finir par être plus lucratif pour ses vieux jours…

Dans le même temps, le Sieur Julianus s’inquiétait aussi du sort de SégoReine. Puisqu’en ce moment tout le monde avait des idées d’alliances, pourquoi ne pas participer à ce rigolo petit jeu?
Il se prenait à rêver et se voyait déjà entremetteur du Royaume. Il commencerait par SégoReine et François le Batave…

Avant que ça n’aille trop loin quelqu’un pensera-t-il à lui dire que ça avait déjà été fait et que ça avait foiré ?

*Paris pour un beefsteack (Paroles : Emile Deureux-1870)
**voir A dur âne, dur aiguillon

lundi, 26 mai 2008

la tirade des niais

Pour les ouvriers du Royaume de Solfé la semaine de 35 heures et la fermeture dominicale de leurs usines étaient un rêve bien inaccessible.



Jour et nuit, ils travaillaient à la construction de nouvelles pièces de guerre. Pendant que les stratèges militaires des deux camps déclarés mettaient au point de cruels et machiavéliques plans de bataille, les troupes se rassemblaient aux portes du Royaume, les traitres changeaient de camps.



L’inscription, la première*, de SégoReine au grand Tournoi ; suivie de l’appel** du Comte, placardé dans tout le Royaume, avait mis le feu aux poudres. La guerre était désormais déclarée entre SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé.



SégoReine, comme à son habitude, ne décolérait pas. Elle suggéra que le meilleur moyen de contrer le Comte serait de recevoir en audience les habitants du Royaume et d’écouter toutes leurs suggestions pour le vaincre.

Dame Guenièvre lui fit remarquer, fort justement, qu’elle avait déjà fait le coup et qu’il n’en était rien sorti de franchement bon !



Le Comte de son côté avait décidé d’aller chercher renfort auprès de ses ennemis d’hier, faisant montre pour cela des paradoxes les plus saugrenus. Il assurait que s’il était toujours en révolte contre le système féodal oppresseur il n’avait jamais renoncé à le défendre comme un intéressant mode de gouvernance. Et que la différence n’était finalement qu’une vue de l’esprit.



Depuis ses terres insoumises de l’Est, Jean-Pierre, le Seigneur Sans Mémoire, voyait d’un œil amusé cette bataille, lui qui le premier avait manié les idées des deux camps.



Et les barons, baronnets et autres seigneurs du Royaume non encore fédérés par SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé quelle position allaient-ils adopter, quel camp allaient-ils choisir ?



* voir Goutons voir si le vin est bon
** voir l’Audace est un désir d’avenir

899255601.jpg

 

vendredi, 23 mai 2008

L'exode rural

805278804.jpg

jeudi, 22 mai 2008

La rose sort ses épines...

La plus sage décision dont ils convinrent était qu’il fallait se débarrasser au plus vite de ce brûlot.  

SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé firent donc creuser dans l’endroit le plus reculé du château une fosse profonde afin d’y enterrer ces diableries et autres reliques. 

Mais la maligne et rusée SégoReine avait tout de même pris soin d’enregistrer dans son esprit l’essence du message de ses ancêtres et particulièrement celui de son Tonton, lequel lui avait appris dans sa jeunesse la stratégie politique et les ruses guerrières. 

Elle rentra au château tentant d’imaginer faisant, à son tour, le fameux coup de son Tonton à Epinay. Faisant le ménage en chassant la garde aussi vieille que les pierres de la demeure ancestrale. Et s’installant, après pléthores de manœuvres de couloir, à la fonction suprême du Royaume. 

Mais Dame Guenièvre la tira de son doux songe. Des nouvelles alarmantes venaient de parvenir au château. 

Tout à leur lutte fratricide, SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé avaient tôt fait de croire leur vieil ennemi commun moribond. 

François le Batave était de retour ! 

Des paysans apeurés l’avaient vu battre la campagne se donnant du courage au cri de : « Debout les Morts ! » 

Il semblait bien décidé à montrer que c’était encore lui le seigneur tout-puissant du Royaume de Solfé. 

Mais était-il encore de taille à s’opposer à l’adoubement d’un nouveau seigneur lors du Grand Tournoi ? Savait-il pouvoir compter sur ceux qui se disaient ses fidèles dans la Guilde des 105 ? 

Ne risquait-il pas d’être à nouveau trahi par ceux qu’il avait nourris en son sein et qui, à Dijon, l’avaient poignardé dans le dos appelant à faire sécession ? 


Nikolaï de Sark, quant à lui, n’était pas décidé à abandonner. 

Puisque tout le monde avait l’air de se soucier comme de ses premières chausses de son décret « service minimum d’opposition », il allait frapper de nouveau. 

Il venait de composer une sérénade qui portait le doux nom d’Opération pour la Gauche Moribonde et qu’il ordonna à son barde celte d’aller conter dans le Royaume.

1211557152.jpg
*Othello 1732

mercredi, 21 mai 2008

La route de l'excès mène au palais de la sagesse*

Par une belle nuit étoilée alors que SégoReine rêvait à son futur destin – ou pas ! – son Tonton lui apparut en songe.

Il lui enjoignit de suivre la vive et chaude Lueur qui apparaîtrait dans les jours suivants.

Le lendemain ; alors qu’avec Deny le Vert il mettait au point son projet de chars à bœufs en libre service ; le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé eut également la vision de son Tonton l’exhortant à suivre la vive et chaude Lueur.

Le soir même, guidés l’un comme l’autre par l’énigmatique mais néanmoins attirante Lueur, SégoReine et le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé se retrouvèrent dans les profondeurs les plus sombres du château.

La vive et chaude Lueur les guida jusqu’à ce qui semblait être un coffre recelant un trésor.

Intrigués tout autant qu’effrayés, mais ne souhaitant pas que ce possible trésor tombe entre d’autres mains que les leurs, ils prirent la décision conjointe – une fois n’étant pas coutume – d’aller à la découverte du contenu du coffre.

Mais pour eux, ce ne fut que déception !

Ils n’y trouvèrent que de vieux parchemins de leurs ancêtres communs les Messires Auriol, Blum, Jaurès, et la Dame Rosa Luxembourg contant la Légende de la famille, les épopées passées, les batailles gagnées ainsi que les vieilles reliques de leur Tonton.

Ils y trouvèrent également un message leur remettant en héritage les valeurs de leur grande lignée, leur confiant le soin de les faire vivre et de les transmettre à leur tour.

Ils se regardèrent circonspects s’interrogeant sur ce qu’ils allaient bien pouvoir faire de ça !

1968622768.jpg

*William Blake
Extrait de Le Mariage du Ciel et de l'Enfer
 

mardi, 20 mai 2008

L'audace est un désir d'avenir...

Tout allait de mal en pis dans le Royaume.
Les manants du Ponant bloquaient les ports protestant contre la flambée du prix du foin et la dîme de 70% qu’ils devaient acquitter auprès de Nikolaï de Sark.
Le décret publié de « service minimum d’opposition » n’avait pas l’air de vouloir porter ses fruits.

 
Si SégoReine ne décolérait pas en son château ce n’était pas à l’égard de Nikolaï de Sark mais bien à l’encontre du Comte Bertrand de l’Arche de la Noé. 

La nouvelle courait dans tout le Royaume que le Comte Bertrand s’apprêtait à faire placarder un appel exhortant le peuple à le rejoindre.

Les espions de SégoReine avaient pu s’en procurer un extrait.

« Nous demandons que vous concouriez avec nous à diriger ce mouvement sublime du peuple, en nommant des commissaires qui nous seconderont dans ces grandes mesures. Nous demandons que quiconque refusera de servir de sa personne, ou de remettre ses armes, soit puni de mort. Nous demandons qu’il soit fait une instruction aux citoyens pour diriger leurs mouvements. Nous demandons qu’il soit envoyé des courriers dans tous les départements pour les avertir des décrets que vous aurez rendus.

Le tocsin qu’on va sonner n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, messieurs, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée* »


 

(*discours de Danton à l’Assemblée Législative alors que l’armée austro-prussienne est en marche sur Paris - 2 septembre 1792)
Site de l’Assemblée Nationale
 

855029376.jpg

lundi, 19 mai 2008

...Goûtons voir si le vin est bon...

Dans le même temps que SégoReine choisissait avec Dame Guenièvre les étoffes des tenues qu’elle porterait au Grand Tournoi, que le Comte Bertrand de l’Arche de la Noé recensait les chars à bœufs de son fief ; en sa demeure Nikolaï de Sark s’exaspérait.

Il avait tout fait pour attirer l’attention à lui. Maintenu son territoire exsangue, levé des impôts iniques, chassé de ses terres les peuplades à faible valeur contributive, avait répudié sa mie pour une plus jeune…

Mais rien n’y faisait !

SégoReine, le Comte Bertrand et leurs partisans, déclarés ou non, ne lui accordaient aucun regard et semblaient nullement s’intéresser à ses actions, les plus saugrenues quelles soient.

Il en était de même de l’Oncle d’Amérique, Sir Di S Ké, dont la croisade au-delà de la grande Mare avait pourtant été encouragée par lui.

Une nuit, à la lune montante, il décida donc de faire publier, applicable sur les terres de SégoReine et du Comte Bertrand, un décret de « service minimum d’opposition ».
261529552.jpg

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu